Embaucher un extra en CDD d’usage dans les hôtels, cafés et restaurants
Le contrat d’extra (CDD d’usage) permet d’embaucher un salarié pour quelques heures, une journée ou quelques jours consécutifs. Il est encadré : voici les règles présentées par Service-public.gouv.fr et le Code du travail numérique pour la convention HCR.
Information générale, à jour à la date indiquée : elle ne remplace pas un conseil juridique, social ou fiscal adapté à votre situation. Vérifiez auprès des sources officielles citées ou d’un professionnel (avocat, fiduciaire, expert-comptable).
Les conditions de recours
Selon Service-public.gouv.fr, le CDD d’usage peut être conclu si trois conditions sont réunies : un secteur qui l’autorise (l’hôtellerie-restauration en fait partie), un usage constant du secteur de ne pas recourir au CDI pour cet emploi, et la nature temporaire de l’emploi. Il répond à des besoins ponctuels et immédiats pour un poste spécifique. Il ne faut pas le confondre avec le temps partiel ou l’intérim.
Un contrat écrit pour chaque mission
Comme tout CDD, il doit être écrit et comporter la définition précise de son motif, faute de quoi il peut être requalifié en CDI. Un contrat est établi pour chaque mission. Les formalités d’embauche sont les mêmes que pour les autres contrats.
La DPAE avant la prise de poste
La déclaration préalable à l’embauche se fait avant le début du travail, au plus tôt 8 jours avant, selon Service-public.gouv.fr.
Durée du travail
Service-public.gouv.fr indique, pour les extras de l’hôtellerie-restauration, une durée maximale par jour de 11 heures pour un cuisinier, 12 heures pour un veilleur de nuit et 11 h 30 pour les autres salariés, et une durée maximale hebdomadaire de 52 heures sur une semaine et 50 heures en moyenne sur 12 semaines.
Rémunération et congés
Le salaire ne peut être inférieur ni au minimum conventionnel de la catégorie, ni à la rémunération d’un salarié en CDI de qualification équivalente dans l’entreprise. Le Smic reste le plancher légal : vérifiez son montant en vigueur sur Service-public.gouv.fr. L’extra perçoit une indemnité compensatrice de congés payés en fin de contrat. En revanche, il n’a pas droit à l’indemnité de précarité, sauf si une convention ou un accord collectif la prévoit. Aucun délai de carence n’est nécessaire entre deux contrats.
Le risque de requalification
Service-public.gouv.fr précise que, dans l’hôtellerie-restauration, si la durée de travail dépasse 60 jours dans un trimestre dans le même établissement, le contrat peut être requalifié en CDI. La requalification ouvre droit à une indemnité d’au moins un mois de salaire, et l’employeur encourt des amendes. Si vous avez un besoin régulier, envisagez un autre contrat.
Et l’événementiel ?
L’événementiel n’apparaît pas en tant que tel dans la liste des secteurs publiée par Service-public.gouv.fr (on y trouve notamment le spectacle et l’action culturelle). Vérifiez la convention collective applicable avant de recourir au CDD d’usage.
Et au Luxembourg ?
Les extras qui travaillent dans un établissement luxembourgeois relèvent du droit luxembourgeois : voir Embaucher un extra HORECA au Luxembourg.
Sur Askfreelance, l’établissement reste l’employeur ; la plateforme met en relation gratuitement, sans commission. Voir la page Extras en restauration.
Questions fréquentes
Un contrat d’extra doit-il être écrit ?
Oui. Selon Service-public.gouv.fr, il doit être écrit, préciser son motif et être établi pour chaque mission.
L’extra a-t-il droit à la prime de précarité ?
Non, sauf si une convention ou un accord collectif le prévoit. Il perçoit en revanche une indemnité compensatrice de congés payés.
À partir de quand un extra risque-t-il d’être requalifié en CDI ?
En hôtellerie-restauration, Service-public.gouv.fr indique un risque de requalification au-delà de 60 jours de travail dans un trimestre dans le même établissement.
Sources officielles (consultées le 25/10/2026)
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